Magie pour enfants
Vous trouverez dans cette rubrique un magicien dans le Vaucluse et à Avignon ayant un programme spécifique pour le jeune public.
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Magie de scène
La magie de scène nécessite le plus souvent de l'espace et peut être vue par un grand nombre de spectateurs.
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Venons aux anciens artistes peut-être magicien dans les Bouches-du-Rhône ou ailleurs qui existaient à une époque qui n’est plus d’aujourd’hui. Vers 1642, un escamoteur se fit connaître à Paris par un tour d'un genre spécial et en tous cas, d'une espèce plus rare que ceux de maître Gonin. Cet homme avalait un seau d'eau et rendait immédiatement après, soit en forme de girandole soit en partageant le tout, entre plusieurs bouteilles, avec la couleur de l'eau-de-vie, de l'eau d'ambre et de toutes les variétés d'eaux possibles. Spectacle étonnant que néanmoins le XVII siècle ne parut pas admirer à sa juste valeur. Dommage cela aurait peut-être fait le succès d’un magicien Monaco.
Peut-être, comme le remarque philosophiquement un magicien du Var parce que l'homme prenait peu d'argent. C'est probablement ce personnage que Jacques Laquiet a décrit sous le titre du « Malton buveur d'eau », avec ce quatrain :
Le Malton rend par sa science,
Tant d'eau de différente odeur,
Qu'il parait avoir en sa panse,
La boutique d'un parfumeur.
Ce tour rappelle celui des verres chimiquement préparés, dans lesquels l'eau versée d'une même bouteille, prend la teinte de diverses liqueurs. C'était quelque chose comme la bouteille inépuisable de l'époque en spectacle de magie. Aujourd'hui, grâce à l'ingéniosité de magicien Vaucluse, on offre au moins des liqueurs véritables. L'expérience est ainsi mieux goûtée des spectateurs que celle de ce fantastique buveur d'eau. On ne pense pas que ce genre d'exploit soit de sitôt renouvelé. Pour une part on regarderais à deux fois et même plus, avant de tenter une expérience pour le succès de laquelle il faudrait préalablement avaler un seau d'eau.
Ces tours de magie sont étonnants disait Victor Fournel et mieux prouvés que tous les faits de l'histoire romaine.
Appuyés sur cette base solide, on peut dès lors considérer comme un véritable tableau de mœurs qui se rattache au sujet et non pas seulement comme une fantaisie macaronique, la description qu’a laissé l'auteur de Merlin Coccaïe, des exploits d'un escamoteur populaire. Cette peinture curieuse n'est pas seulement celle d'un homme, c'est celle d'un type. On la cite d'autant plus volontiers que l'Italie, où se passe la scène, était la terre nourricière, le point de départ, de la plupart des saltimbanques du monde civilisé, et qu'elle fournissait à Paris la fine fleur des escamoteurs, comme des charlatans et de ses empiriques.
Cela a faire sourire un magicien Bouches-du-Rhône lorsqu’il a apprit cela, lui d’origine Italienne.
Le magicien Bouches-du-Rhône, Boccal le Bergamesque, est l'exemplaire original de tous les maîtres à cette époque. On le montre, la gibecière pendue au côté droit de la ceinture, les manches de la chemise et du pourpoint retroussées jusqu'au coude, installé devant une petite table qui repose sur deux tréteaux.
Il commencait le spectacle de magie par les menues bagatelles du métier, escamotant ensuite des muscades avec ses gobelets de cuivre, les multipliant, les faisant disparaître. Il se fait ensuite apporter une bouteille de malvoisie (le gourmand), la boit tout entière et jette le bouchon dans la mer raconet un ouvrage (il paraît qu'elle était à proximité), il sévissait peut-être à l’époque en tant que magicien Marseille. Puis après avoir ouvert la bouche, pour montrer qu'il n'y a plus rien dedans, il serre les dents, souffle de toutes ses forces et tire de son gosier des poignées de farine dont il asperge les assistants.
Sans parler de la satisfaction que cette originalité pouvait procurer aux dits assistants, on trouve qu'employer de la farine pour en tirer des poignées de son gosier et s'en servir pour asperger, n'est déjà pas si banal.
Il n’est pas de croire que ce tour enrichisse jamais un répertoire d’un magicien des Bouches-du-Rhone. En même temps on voyait, paraît-il, pendre au cou d'un des aspergés, le bouchon qui avait été jeté. Ensuite, il met un morceau de pain dans la bouche d'un spectateur et quand celui-ci veut le cracher, il n'a plus que des crottes de cheval entre les lèvres. Décidément ils avaient des idées en ce temps-là.
Voilà au moins un tour des plus gracieux et qui ne manque pas d'une certaine saveur. Il tirait ensuite les aiguillettes d'un autre sans les rompre et ordonnait de les chercher dans la poitrine de son voisin, d'où l'on tirait successivement une bouteille, un miroir, un écritoire, une sonnette, une semelle de soulier, une étrille, toute une foire quoi.
Il est obligé de féliciter cet artiste sur le choix de ses accessoires dans ce spectacle de magie. Quelle élégance, quel éclectisme et aussi quel compérage. Le voilà bien le chapeau inépuisable, représenté ici par la complaisante poitrine du voisin.
Si on ose faire ici une timide allusion concernant les assistants, on dirait volontiers que ce n'était pas dedans, mais autour de ce magicien Aix-en-Provence Boccal que se trouvaient les cornichons.