
Dans son immortel chapitre des chapeaux, l'illustre et antique philosophe Aristote ayant négligé de traiter de leurs rapports essentiels avec la prestidigitation, les modernes doivent s'efforcer de combler cette regrettable lacune. Aussi bien est-il convenable de répondre au cri d'alarme poussé par un magicien Aquitaine, par une parole d'espoir, en posant d'abord les principes suivants:
Il semble qu'un problème aussi nettement posé est plus qu'à moitié résolu.
Au début du siècle dernier, il était d'usage que, lorsqu'un magicien lors d’une séance avait besoin d'un chapeau haut de forme, il l'empruntait à un des spectateurs. Il évitait ainsi d'avoir à son propre compte les suites d'un accident, bien improbable mais toujours possible, et acquiert la certitude qu'une personne, au moins, s'intéressera à son expérience. Mais pour des motifs, en partie semblables, quelques spectateurs hésitèrent bien à tort à se séparer de leur huit-reflets, d'où un moment d'attente et de malaise en tous points regrettable à ceux de nos jours lorsqu’on demande à quelqu’un de l’assistance de prêter une veste.
Mais l’ami magicien Aquitaine du début du siècle dernier avait résolu cela en faisant simplement prendre au vestiaire le plus beau chapeau qui s'y trouvait déposé, et chaque spectateur pouvant ainsi se croire favorisé et participe par la pensée, avec une émotion croissante, à l'action qui se développe.
L’art de la prestidigitation a toujours été pour lui la meilleur de ses occupations et il opérait déjà à l’âge de quinze ans avec un programme composé d’expériences diverses. Animé d’un désir ardent de réussir, il travailla avec ténacité pour arriver au résultat parfait auquel il est parvenu. Gracieux, souple, d’une présentation agréable, il recueille en ce moment les lauriers en tant que magicien pour enfants Aquitaine. Ses apparitions et disparitions sont une voltige gracieuse et soulève l’enthousiasme du jeune public à chacune de ses productions. |